Propulsin

 pròpylsê 

Dispositif permettant aux fantassins de voler

Le propulsin est un système permettant à un homme de voler. Il est composé de :

  • Turboréacteurs permettant de décoller.
    Ce sont souvent des modèles réduits des dispositifs équipant les fusées : un carburant réagit chimiquement à un agent oxydant et provoque une explosion de gaz chaud.
  • Un système de stabilisation et de contrôle de la trajectoire.

Vos propositions

vos Mots connexes

Soldaneur : soldat volant sans bruit — Leonardo

Icarer : tomber en panne de carburant lorsqu’on se déplace en propulsin 

vos Synonymes

Voldassin

Prospective du soldatologue

Atouts

Permettre à des soldats de se déplacer par les airs de façon individuelle présente divers avantages opérationnels tout en créant un effet de surprise indéniable.

Lors des opérations, le propulsin rendra de nombreux services. Il pourra…

  • évacuer des blessés d’une zone de combat,
  • transporter des munitions ou des vivres,
  • créer la surprise en effectuant des assauts aériens,
    traverser des champs de mines..

Avec le propulsin s’ouvre donc une nouvelle ère de la mobilité du fantassin et des robots.

Défis

Du mythe grec d’Icare se rapprochant trop près du soleil à Iron Man dans l’univers de Marvel, l’homme a toujours voulu pouvoir voler de manière indépendante.

Mais, avant que les soldats enfilent un propulsin, il faut…

  • Augmenter le temps d’autonomie. Actuellement les systèmes permettent un temps de vols de quelques dizaines de minutes seulement,
  • Faciliter la maniabilité et l’interface homme-machine. Seuls les inventeurs de ces systèmes sont généralement en mesure de les piloter.
  • Diminuer le bruit. Les soldats doivent intervenir en toute discrétion. Pour l’instant, les turboréacteurs sont très bruyants.
  • Améliorer la sécurité. Les accidents sont encore nombreux.

Indicateurs

Les prototypes présentés jusqu’à maintenant sont démontrés exclusivement par leurs inventeurs.

Lorsque des dérivés commerciaux seront disponibles dans des parcs d’attractions, alors la technologie ainsi que l’interface humain-machine auront fait de grands pas en avant.

Observer les développements en logistique et les moyens utilisés pour la livraison de paquets individuels. L’être humain peut être considéré comme un « paquet » particulier.

Questions ouvertes

Avec le propulsin, le soldat devient potentiellement visible et donc vulnérable. Comment peut-on assurer sa sécurité ?

L’être humain ne sachant voler, qu’en est-il de la sécurité en cas d’accident ?

Dans quels environnements, le propulsin peut-il être utilisé ?

C’est déjà demain

L’homme vole

Depuis la nuit des temps, l’homme rêver de voler. Il voudrait avoir des ailes comme Mercure et d’autres dieux de la mythologie. Depuis des années, il imagine des dispositifs qui lui permettraient de réaliser cet exploit.

Quelques exemples

L’homme décolle (1928)

Nous sommes en aout 1928. Un homme plane en toute confiance au-dessus d’un champ. Le jet pack est déjà bien présent dans les imaginaires.

Les nazis volent (1945)

 

L’Allemagne nazie fabrique l’« Himmelstürmer » une machine à faire décoller ses soldats. Elle est basée sur le système de propulsion de leur bombe volante V-1. Deux tubes à impulsions permettent aux troupes de faire des sauts au-dessus des champs de mines, des voies navigables, des barbelés, des tranchées et d’autres obstructions en utilisant un carburant mélangé à de l’oxygène sous pression. On ne dépasse pas le stade du prototype.

Le Hiller VZ-1 Pawnee (1955)

Au début des années 50, l’armée américaine s’associe avec Hiller industries pour créer le Hiller VZ-1 Pawnee. Cette plateforme est propulsée par deux moteurs, d’un ventilateur et de deux grandes hélices.

La « Jump belt » (1958)

La « Jump belt » est une ceinture qui permet de sauter sur plusieurs mètres. Elle est composée de cinq récipients dans lesquels il faut placer des cartouches de produits combustibles produites

La « Flying belt » (1958)

Conçu par le constructeur aéronautique Bell, le Flying Bell a été pensé pour l’armée américaine. L’appareil fonctionne au peroxyde d’hydrogène et comprend des commandes manuelles permettant de contrôler la trajectoire de vol. Il dispose d’une autonomie de 21 secondes.

Le modèle fait une apparition dans le film « Opération Tonnerre » sorti en 1965 et mettant en scène le célèbre agent 007.

Le Jetman (2013…)

Conçu par l’ingénieur suisse Yves Roissy, le Jetman est une aile rigide de 2,4 m d’envergure munie de réacteurs. L’homme volant peut d’atteindre des vitesses de 300 km/h.

Le Jetlev Flyer (2009… )

Conçu par les canadiens, le jetlev Flyer est un jet pack aquatique. Grâce à de l’eau sous pression, il vole jusqu’à 9 mètres au-dessus de l’eau. Il dispose d’une puissance comprise entre 155 et 300 chevaux pour un prix situé entre 98 000 et 127 000 euros.

Le « Martin Jetpack » (2008 – 2019)

Ce jet pack construit par le Néozélandais Glenn Martin pèse plus de 100 kg. Faisant office de mini-hélicoptère, c’est le premier jetpack avec un moteur à essence.

 

Le « Flyboard Air » (2016…)

Franky Zapata imagine le « Flyboard Air », une mini plateforme équipée de quatre micros turboréacteurs. L’engin est capable d’emporter son pilote pour des vols de plusieurs minutes. En aout 2019, l’homme l’a utilisé pour traverser la Manche à une vitesse comprise entre 160 et 170 km/h, tout en s’arrêtant pour recharger son Flyboard.

La Direction générale de l’armement a versé 1,3 million d’euros à Franky Zapata pour le développement du Flyboard Air. En 2019, lors du défilé du 14 juillet, il a fait sensation en survolant la foule avec sa machine.

Le « Jet Suit » (2017…)

Le britannique Richard Browning, Gravity Industry, ancien réserviste de la marine anglaise a inventé le « Jet Suit » une combinaison composée de cinq réacteurs intégrés qui lui permettent de voler et atteindre les 90 km/h.

Actualités du futur

Le chuisse volant | Avril 2046

Sauvetage solaire


L’armée suisse a développé un propulsin solaire spécialisé dans le sauvetage des blessés.

Grâce à une combinaison avec de larges ailes captant l’énergie solaire, le sauveteur peut parcourir une trentaine de kilomètres.

Sous ses pieds, il a une plateforme qui lui permet d’embarquer un blessé en position verticale. Totalement silencieux, ce propulsin a été pensé pour être confondu avec des rapaces. Pour augmenter le camouflage, la combinaison et les ailes sont fabriquées avec des tissus connectés qui changent de couleur en fonction de la lumière.

Ce propulsin peut aussi assurer des vols de nuit. Les ailes se retournent et des diodes captent les infrarouges émis par la terre. Comme le flux d’énergie est moins intense, il est amplifié par un mouvement mécanique.