Dynabotte

 dinabòt 

Chaussure militaire qui produit de l’énergie

La dynabotte est une chaussure énergétique. Lorsqu’un soldat fait un pas, son pied déclenche un mécanisme qui crée une charge électrique.
Le mécanisme est inséré dans la semelle. Quand le soldat pose son talon, il génère du courant qui est directement utilisé ou stocké dans des microbatteries. Lorsque la personne ne bouge pas, les dynabottes récupèrent la chaleur thermique produite par le corps.
Cette production énergétique sert à alimenter les appareils électriques du soldat : smartphone, lunettes et vêtements connectés, exosquelette…
Si le soldat produit une charge électrique supérieure à sa consommation, il peut la transférer à un de ses collègues ou à des robots et machines présentes sur le terrain des opérations.

Vos propositions

Vos mots connexes

Partergizer : partager l’énergie produite par son corps.

vos Synonymes

BotteNikegiseur, Adelectrodidas, Louboutor… (Dynabottes fabriqués par différentes marques)

Questions ouvertes

L’introduction de composants électroniques dans l’habillement d’une personne est-il garanti sans danger ?

Les soldats de demain seront-ils des piles électriques ? Est-ce que cette expression pourra demain être prise au premier degré ?

Les recharges corporelles seront-elles assez performantes pour alimenter tous les appareils ou serviront-elles uniquement d’appoint ?

Prospective du soldatologue

Atouts

Les chercheurs de l’armée prévoient que la batterie d’un soldat devra doubler d’ici dix ans.

Pour couvrir ses besoins, il faudra recourir à l’énergie corporelle. Cette augmentation provient de la multiplication de systèmes électroniques de plus en plus sophistiqués, connectés et puissants. La mise à disposition de technologies comme la réalité augmentée sera très énergivore. Il faut aussi trouver les moyens d’alimenter les exosquelettes qui permettront aux soldats de manœuvrer avec agilité sans se fatiguer.

Défis

Les soldats ont une charge lourde à porter, la dynabotte ne doit pas l’augmenter

Ces systèmes de production d’énergie peuvent provoquer de la chaleur. Il faut s’assurer que cela ne va pas gêner le soldat.
Il est important de mettre en place des systèmes de fonctionnement qui n’obligent pas les soldats à taper de la botte ou faire un nombre de pas par jour. Les contraintes lors des combats sont assez fortes pour ne pas les augmenter.

Les chercheurs travaillent sur la récupération de toutes les formes d’énergies possibles comme l’énergie cinétique, la chaleur corporelle ainsi que les flux corporels tels que sueur, salive, urine. Il faut que les dynabottes puissent combiner toutes ces sources afin que les soldats ne soient pas obligés de se mettre en mouvement pour recharger leurs appareils.

Si la création d’énergie fonctionne pleinement, on peut imaginer que lorsque le soldat court, il puisse produire des surdoses d’énergie. Il faut donc avoir la possibilité de stocker celle-ci et de l’échanger facilement avec des hommes ou des machines qui en ont besoin.

Indicateurs

Recharger son téléphone en marchant

Actuellement nous voyons des talons de chaussures de sport s’illuminer lorsque les enfants posent le talon par terre. Lorsque l’on verra sur le marché des chaussures avec une prise USB pour recharger son téléphone alors la technologie sera proche de la maturité !

C’est déjà demain

Droit dans ses bottes

L'armée et de nombreux chercheurs développent de nombreux systèmes pour récupérer l'énergie corporelle. Quelques exemples.

Ça pulse

L’armée a travaillé avec Robotic Research LLC sur un capteur adaptable à une botte servant à suivre les déplacements des soldats dans des environnements privés de GPS.

Le Centre C5ISR a conçu un mécanisme de récupération d’énergie dans une semelle intérieure de talon de botte de combat. À chaque fois que le soldat frappe son talon, il active un générateur qui, en tournant, produit de l’énergie.

Ils travaillent également sur « la genouillère cinétique ». Cet appareil utilise le mouvement des jambes d’un soldat qui marche pour créer un courant électrique.

Ils utilisent aussi le mouvement du cadre du sac à dos du soldat pour générer du courant. Quand les soldats montent, leurs sacs ont plus de mouvements, donc produisent plus d’énergie.

Ça salive

Dans le département d’ingénierie électrique de l’université d’état de New York, les équipes du professeur Seokheum Choi, ont mis au point une batterie qui fonctionne grâce à quelques gouttes de salive dans n’importe quel environnement.

Cette biotechnologie permet déjà de recharger des lampes LED, des smartphones et des biocapteurs à usage médical, en attendant de pouvoir alimenter de plus grosses structures.

Ça date

Après avoir créé la radio à manivelle en 1991, Trevor Baylis, un inventeur anglais, utilise l’énergie de la marche pour transformer les chaussures en batteries électriques.

L’anglais trouva deux moyens de mettre à profit l’énergie corporelle. La première faisait appel aux propriétés piézoélectriques du quartz. Comprimée puis relâchée, la matière dégageait des impulsions électriques susceptibles d’être stockées dans une batterie intégrée à la semelle. Le second système reposait sur la haute pression. Un tuyau microscopique serpentant à l’intérieur de la semelle conduisait un fluide à une dynamo qui fonctionnait à chaque impact de la chaussure sur le sol.

Ça transpire

Un chercheur de l’université de Binghamton (États-Unis) a créé une biobatterie sous la forme d’un tissu extensible qui fonctionne avec la sueur corporelle. Celle-ci pourrait un jour être incorporée dans des vêtements connectés pour les soldats et les sportifs.Les bactéries contenues dans les sécrétions provoquent une réaction qui fait circuler des électrons et donc génère de l’électricité.

L’homme est un organisme endotherme, c’est-à-dire qu’il produit de chaleur grâce à son métabolisme. Cette chaleur peut devenir une source d’énergie pour recharger une batterie. C’est d’autant plus probable que cette chaleur est constante. Elle ne varie pas si on est au repos ou en activité.

La startup Perpetua Power basée en Oregon développe une puce de 6 cm2 qui transforme la chaleur corporelle en énergie. Cette puce nommée TEGwear est capable de produire jusqu’à 3 volts et de recharger un casque sans fil de smartphone.

Ça chauffe

Ann Makosink, une jeune fille de 15 ans, a créé une lampe-torche alimentée électriquement par la chaleur corporelle de la main.    Elle a utilisé l’effet Peltier. Nommé aussi, effet thermoélectrique, ce processus physique produit de l’énergie lorsque deux matériaux de différentes températures sont en contact.

Des chercheurs de l’Université Wake Forest, en Caroline du Nord (États-Unis) ont mis au point un tissu, le Power Felt qui récupèrera l’énergie corporelle pour charger un téléphone. Ce matériau pourrait être utilisé dans des vêtements pour recharger un appareil pendant qu’on fait de l’exercice.

 

Actualités du futur


9 avril 2032 | LA LANGUE DES GRISONS

Les gains de la dépense d’énergie


Pompes, gainage, jeux de saute-mouton, course sur les chemins escarpés, roulades… À l’EntrainLab dans les Grisons, toute l’énergie corporelle dépensée par les soldats est récupérée.

Cette charge électrique alimente l’école et la maison de retraite situées à proximité. Ce partage est très apprécié par les soldats : « C’est double bénéfice. Quand on s’entraîne, c’est pour nous et en même temps pour les enfants et les personnes âgées du village », explique Amélie.

Six mois après le lancement de l’opération, un ancien de la maison de retraite s’est exclamé : « Et pourquoi les résidents de la maison de retraite et les enfants de l’école ne produiraient-ils pas aussi de l’électricité ? »

Le Lab, amusé par la demande, a relevé le défi en fabriquant des dynabottes pour les seniors et pour les enfants. Depuis, les anciens utilisent cette énergie pour alimenter leurs exosquelettes. Devenus plus mobiles, ils retrouvent la joie de vivre.

Depuis l’installation de l’EntrainLab dans leur région, les parents des enfants craignaient que l’organisme attire des drones tueurs. Maintenant, ils sont rassurés. L’énergie produite par les dynabottes alimente des brouilleurs individuels qui protégent leurs progénitures.